ITW par Léna (en France)
À peine sorti de scène, la sueur encore dégoulinante le long des tempes, Curry & Coco a répondu aux questions du MEMOZ, lors du Week-end des Curiosités au Bikini de Toulouse, en France.
Deux amis d’enfance originaires de Lille décident en 2006 de former un groupe : Sylvain et Thomas créent Curry & Coco.
MEMOZ : Curry & Coco ?
« Ben quoi, ça se voit pas? On est Thaïlandais de souche! Non, ce n’est pas une réponse préparée… pas depuis plus de six ans, en tout cas! » s’exclament en cœur les deux compères.
Un mélange entre électro et pop rétro, dans lequel Thomas donne la cadence, campé derrière sa batterie et Sylvain délivre de ses vieux synthétiseurs des mélodies froides qui enflamment le public.
Thomas : « C’est de la Pop de Danse! »
Sylvain : « On voulait quelque chose de physique, qui fasse danser les gens. Nos influences sont très larges, ça va de AC/DC à Blondie, de Joy Division à des choses très obscures de techno de Detroit, de Oasis à Eddy Mitchell, qu’on aime vraiment! »
M : Curry & Coco & Ko(sten)
« Sex is fashion », « Top of the pop » ou encore « Who’s next ? », forment le premier album de Curry & Coco, « We are beauty », sorti le mois dernier en France. Avant de l’enregistrer, le duo a multiplié les concerts : plus de 150 en trois ans.
Thomas : « C’est là qu’on est bien, sur la route, à manger du bitume. »
Sylvain : « On n’a pas réfléchi, on a tourné, c’était bien. Mais pour notre premier album, on ne voulait pas faire n’importe comment, on voulait de bonnes conditions et c’est arrivé avec David Kosten. On lui a envoyé des démos, il a aimé et il est venu à Lille nous écouter. »
Tout s’est très vite enchainé pour le duo, qui s’est retrouvé illico à Londres pour l’enregistrement, réalisé en trois semaines, aux côtés du producteur David Kosten, connu pour avoir travaillé avec Bat for Lashes et Chew Lips.
Sylvain : « La moitié du temps, l’ambiance était plutôt “vestiaires de foot”, bon enfant, à regarder des vidéos connes sur Youtube! »
M : Un plat difficile à étiqueter
Pour autant, l’expérience a porté ses fruits et fait murir le projet.
Sylvain : « Travailler avec un Anglais nous a donné une autre vision. En France, on oppose musique intellectuelle et musique populaire alors que ce n’est pas incompatible. Pour David, les deux peuvent cohabiter. »
Thomas : « Y’en a qui sont perdus par rapport au projet (Curry & Coco), je trouve ça très bien, car ils doivent se questionner dessus, entre pop et électro. »
Pour résumer, Curry & Coco « c’est 50/50 pour tout ». Chacun participe à l’écriture, la composition le management…
Sylvain : « On est un couple tu sais! »
Et comment on gère les disputes ?
Thomas : « Tu vas foutre la merde… Notre force, c’est d’aller plus loin que ça, (se tournant vers Sylvain) Hein, mon chéri! »
Légende photo : Sylvain et Thomas, du groupe Curry & Coco, sortant de scène. À la douche!
Retrouvez leur myspace pour danser comme des fashions…

























