Par Emeline et Léna
De passage à Montréal pour quelques mois, le groupe français Bye Horus avait offert en juin une très belle prestation au Quai des Brumes lors d’une soirée MEMOZ. L’heure du retour sur le vieux continent approchant, Memoz a rencontré Florent et Simon, guitariste et batteur du trio.
Avec une vue imprenable sur le Mont-Royal et sur les toits de Montréal, le groupe nous propose justement le toit de leur ancien appartement comme lieu de rencontre. C’est ici qu’ils ont passé une bonne partie de leur escale montréalaise, lorsqu’ils n’étaient pas en tournée ou en train de composer de nouveaux morceaux.
Bye Horus, trois Français de passage à Montréal et en Amérique du Nord…
Appuyés par leur label Humanist records, fondé par Alexis le bassiste du groupe, les trois compères décident de partir en tournée dans plusieurs villes d’Amérique du Nord ; Montréal, New York, Baltimore et Toronto afin de présenter leur album fraîchement sorti : « Notre chorale est belle ». « Quand on sort un album, c’est bien d’avoir une structure, Alexis a commencé son label avec notre album, pour créer une communauté entre groupes qui se ressemblent. Pour la tournée en Amérique du Nord, nous avons été aidés par un label indépendant de Montréal, Interaphone, c’est grâce aux deux labels que la tournée a pu avoir lieu », explique Florent. Il faut pas mal de courage pour se lancer, mais les trois musiciens n’ont pas froid aux yeux : « Si on ne booke pas de shows, personne ne le fera pour nous » ajoute Simon, convaincu et motivé.
De la poésie dans les mots et jusqu’au bout des notes
Bye Horus, c’est du rock essentiellement instrumental, qui vous emmène en voyage grâce à des superpositions de nappes sonores qui créent des ambiances et des sonorités poétiques et originales. « Avant nous étions tous les trois dans des formations classiques, punk ou rock, et là on voulait faire quelque chose de différent », précise Simon. Florent complète : « La façon dont nous composons nos morceaux change des structures classiques, couplets/refrains, nous préférons travailler des thèmes et des ambiances qui font un ensemble. » « On aime bien jouer un morceau pendant plusieurs concerts avant de le travailler à nouveau », poursuit Simon.
Et les paroles alors? Distillées sur quelques morceaux, on les apprécie d’autant plus qu’elles se font rares… « On a commencé sans chant », raconte Florent. « Le chant est arrivé par hasard, Alexis écrit des textes poétiques, c’est un fan de Jacques Prévert ou Gérard de Nerval », continue Simon.
Tout comme leur musique, leurs textes, jusqu’aux titres, reflètent un état d’esprit, un moment fugace, une impression ou un vécu. « Nos titres viennent après la composition des morceaux, l’inspiration vient de ce que l’on vit, du moment présent ou encore de l’endroit où on est, et même où on habite » ajoute Simon en souriant, « par exemple, un des morceaux qu’on a composés ici s’appelle « Coloniale », c’est le nom de la rue où on a vécu à Montréal. »
Si l’on comprend maintenant un peu mieux la signification de leurs titres, celle du nom du groupe reste opaque, MEMOZ lève le voile… « Horus est un dieu égyptien, celui à la tête de faucon, il incarne un esprit positif qui s’envole dans un espace céleste; « bye » Horus. C’est un au revoir plein d’espoir », confie Simon.
Retour outre-Atlantique et escales européennes
C’est bientôt la fin du voyage en Amérique du Nord pour ces musiciens, mais ils ne sont pas encore prêts à poser leurs valises… Après avoir fait le tour du nouveau continent, c’est la vieille Europe qui aura le plaisir de les accueillir pour plusieurs dates. « On prévoit une tournée d’une dizaine de jours en septembre, en France, en Autriche, en Suisse, en Hongrie… D’autres labels indépendants en Europe nous aident à organiser cette tournée », explique Simon. « On prépare cette tournée depuis avril!» complète Florent.
Un album live devrait sortir en début d’année prochaine afin d’immortaliser cette deuxième tournée.
Souhaitons bon vent à ces musiciens voyageurs, qui n’ont pas l’air de vouloir s’arrêter là. Et qui sait, peut-être que le vent les portera à nouveau vers les terres nord-américaines…
























